SAF’Tombola : une tombola solidaire pour agir contre le SAF

SAF France organise à l’occasion des 5 ans du SAFTHON, la SAF’TOMBOLA du 4 mai au 25 juin. Cette tombola digitalisée et supervisée depuis La Réunion, a pour objectif de donner aux membres de l’association les moyens pour prévenir des risques liés à l’Alcoolisation Foetale et accompagner les familles dans l’ensemble des départements Français et dans le monde. Aujourd’hui, l’association a plus que jamais besoin d’argent pour développer ses actions d’accompagnement et de sensibilisation tout au long de l’année.


Assister à un concert de légende de DJ Sebb. Rigoler au prochain spectacle de Marie-Alice Sinaman. Surfer sur les meilleures vagues avec la championne du monde de Longboard. Profiter d’une nuit d’hôtel. Danser et chanter aux Francofolies…


Plus de 30 personnalités et entreprises mettent en jeu des prix et des expériences uniques dans le cadre de la SAF’TOMBOLA (visibles sur le site saftombola.com) afin d’aider les membres de l’association à agir. Les gains réalisés grâce à l’achat des tickets permettront d’accompagner l’association dans ses 3 missions :

  • Prévenir les collégiens de 4ème des risques liés à l’alcoolisation foetale
  • Accompagner les familles touchées par l’alcoolisation foetale
  • Informer et sensibiliser le grand public grâce au SAFTHON, campagne événementielle et de récolte de dons.

Chaque année en France, 15 000 enfants naissent atteints de Troubles Causés par l’Alcoolisation Foetale (TCAF). Dont le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) constitue la forme majeure.

Les TCAF affectent en France, 2 enfants sur 100, soit un nouveau-né toutes les trente minutes. Il s’agit d’un fléau évitable , très peu pris en considération par les pouvoirs publics.

Denis Lamblin, pédiatre et président de l’association.

Pourtant, de manière très pragmatique, les TCAF coûtent cher à l’État. 20 milliards d’euros par an ! En effet, près de 1300 000 Français (17 000 réunionnais) souffrent à des degrés divers de séquelles liées à l’alcoolisation foetale. Le docteur Lamblin explique : « Santé, scolarité, justice, social : une personne atteinte de TCAF peut rencontrer des problèmes dans tous ces domaines : pathologies mentales, épilepsie, troubles de l’attention dyscalculie, marginalisation… Par exemple, il est estimé que 15 % des personnes incarcérées ont été fragilisées par l’alcool in utero. »


Comment améliorer cette situation ? D’abord en préparant le futur de nos enfants. Pour cela, SAF France a d’ores et déjà pris l’initiative de sensibiliser les jeunes. Depuis deux ans, plus de 3 700 élèves réunionnais de 4ème ont écouté des mamans qui ont bu pendant leur grossesse, des témoignages qui aident à changer le regard sur ces femmes ». Ensuite, en établissant des diagnostics le plus tôt possible. « La prise en charge précoce permet à l’enfant de compenser un certain nombre de déficiences grâce à la plasticité de son cerveau », assure Denis Lamblin. « Mais les professionnels, médecins en tête, n’ont malheureusement pas encore le réflexe de penser à l’exposition à l’alcool in utero. Ou, pire, n’osent pas aborder la question de l’alcool avec la maman…»


Enfin, en accompagnant les familles diagnostiquées au plus près. En 2020, des actions de proximité ont été menées par une équipe dédiée auprès de 50 femmes vulnérables aux consommations d’alcool dont 6 femmes enceintes. Ces professionnels, en facilitant l’accès des femmes aux services de santé, du social, de l’école et de la justice induisent non seulement une meilleure prise en charge, mais aussi des gains financiers considérables. « Cette équipe a coûté 83 000€ cette année, mais elle a permis de faire économiser au moins 4,6 millions d’euros à la société, rien que par les handicaps évités chez les enfants nés cette année », résume Denis Lamblin.


Pour permettre à l’association de continuer, la SAF’Tombola, s’ouvre le 4 mai sur le site www.saftombola.com.L’inscription et l’achat de billets pour tenter de gagner un ou plusieurs lots est possible jusqu’au 25 juin 2021 à 12h, jourdu tirage au sort.