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JUSTICE ET TCAF

Signature de la charte internationale

La justice Réunionnaise au service de la prévention de la première cause d’inadaptation sociale, une première en Europe.
Ce vendredi 28 janvier, une conférence de SAF FRANCE s’est tenue dans l’enceinte du tribunal de grande instance de La Réunion. Intitulée « de l’alcoolisation prénatale à la délinquance, une fatalité évitable », celle-ci constituait une grande première en France et peut-être même en Europe. En effet, c’est à la demande originale des autorités judiciaires de l’île, en la personne du juge Jobert, que ce rendez-vous a pu avoir lieu.
Devant une soixantaine de personnes représentant le corps social et judiciaire, Denis Lamblin et Alain Fourmaintraux, respectivement président et membre de SAFFrance, ont entrepris de présenter les liens tenus entre leur combat contre l’alcoolisation fœtale et celui de la justice contre la délinquance.
Après une introduction sur l’histoire du syndrome et de ses troubles associés, les deux pédiatres ont détaillé quelques uns des handicaps dont souffre le 1% de la population française touchée par ce fléau : troubles de la communication, déficit de l’auto-contrôle , troubles des apprentissages,hypersensibilité aux stimuli, troubles de l’empathie, difficulté d’insertion… Un ensemble de facteurs qui poussent souvent les personnes atteintes de SAF et TCAF à commettre des délits, ou à en être les victimes. « Ne faisons pas un crime d’une infirmité » a martelé le pédiatre généticien Alain Fourmaintraux.
Un échange constructif a pu se mettre en place à l’issue de la présentation. « Des jeunes comme vous les décrivez, on en voit tous les jours… » ont constaté de nombreux venus, avides de solutions pour le futur.
Alors que les premiers centres ressource et de diagnostique français doivent ouvrir leurs portes le 1er avril prochain à La Réunion, il était important pour Denis Lamblin et son équipe de créer un premier lien avec les acteurs de la justice locale. Ceux sont eux qui, comme les acteurs du social, de la santé ou de l’éducation, seront en première ligne dans les années à venir pour repérer et adresser aux centres les personnes suspectées de souffrir d’une forme de l’alcoolisation fœtale.

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