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ALCOOLISATION FOETALE : QUI EST RESPONSABLE?

Signature d'un partenariat entre le Canada et la Réunion

Afin d’y répondre, 35 pays se sont penchés sur les causes profondes de l’Ensemble des Troubles Causés par Alcoolisation Foetale (ETCAF) et sur les véritables responsables. Leurs réponses sont issues de la charte internationale de prévention de l’ETCAF, signées entre autres par la France, le 25 septembre 2013.

Voici ce qu’elle dit :

« – LES CAUSES PROFONDES DE L’ETCAF

Bien que la consommation maternelle d’alcool pendant la grossesse soit la cause directe des TCAF, les causes sous-jacentes d’alcoolisation pendant la grossesse sont nombreuses. Cela inclut notamment le manque d’informations sur les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, la consommation d’alcool avant que la grossesse soit connue, la dépendance à l’alcool, les problèmes de santé mentale non traités et les pressions sociales de consommation d’alcool. Les facteurs de santé biologiques et sociaux complexes incluant le terrain génétique, la pauvreté, la malnutrition, le manque de réseaux de soutiens sociaux et d’autonomie personnelle, impactent aussi le fait de boire et la gravité de ses conséquences sur le fœtus. Le risque de grossesses exposées à l’alcool augmente avec les expériences de vie néfastes, la violence à l’égard des femmes, les traumatismes, le stress et l’isolement social.

Quelques soient les influences sur la consommation d’alcool pendant la grossesse, des stratégies de prévention efficaces doivent être identifiées et replacées dans le contexte social, économique et culturel de chaque communauté.

– QUI EST RESPONSABLE DE L’ETCAF ?

La perception fréquente que l’ETCAF est simplement dû aux choix personnels de la femme est un obstacle majeur à l’efficacité des efforts de prévention sur le terrain. Les hommes ont aussi une responsabilité dans l’ETCAF. Le comportement d’alcoolisation des femmes(et par conséquent les TCAF) est influencé et survient au sein d’un large contexte familial, culturel et social.

Les conjoints, qui manifestent peu ou pas de soutien pendant la grossesse et qui peuvent aussi eux-mêmes abuser de l’alcool, devenir violents et exiger que leurs compagnes enceintes s’alcoolisent avec eux, partagent la responsabilité de ce problème.

Les normes sociales qui encouragent la consommation d’alcool chez les femmes enceintes sont aussi responsables d’augmentation du risque de TCAF.

Les professionnels de la santé et des services sociaux sont responsables quand ils manquent à leur devoir d’information sur les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse et n’apportent pas un soutien significatif pour aider les femmes enceintes à s’abstenir de boire pendant leur grossesse et à leur assurer une alimentation adéquate pendant cette période cruciale de la vie du nouveau-né.

La publicité pour les boissons alcoolisées, qui cible les femmes en âge de procréer, sans mise en garde sur l’utilisation de ces produits, est aussi responsable.

La société dans son ensemble est responsable de son incapacité à aider les femmes enceintes à affronter peur, angoisse, violence, malnutrition et mauvaise santé autrement que par la consommation d’alcool.

Les risques liés aux déterminants fondamentaux de santé sont un enjeu sociétal. »

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